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30.10.1989: Bericht Botschafter Schallenberg
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Dok. 63
Wiedervereinigung sehr deutliche Stellungnahmen abgegeben. Der Tenor von
Mitterrands Aussagen, von denen zwei im Wortlaut beiliegen,5 geht dahin, daß
der Wunsch des deutschen Volkes auf die in der „Logik der Geschichte“ gelegene
Wiedervereinigung legitim ist. Sie dürfe sich aber nur friedlich, in demokratischer
Weise und mit Zustimmung der Siegermächte von 1945 vollziehen. Der Moment
hiefür sei allerdings noch nicht gekommen; die Zwischenzeit müsse zur Stärkung
der Europäischen Gemeinschaft als Alternative zur Gefahr einer Destabilisierung
in Europa genutzt werden.
Außenminister Dumas wurde anläßlich einer außenpolitischen Fragen gewid-
meten Rundfunksendung ebenfalls zum Thema Wiedervereinigung befragt. Aus
seinem, im allgemeinen wesentlich zurückhaltenderen Antworten (Beilage C)6
5 Mitterrand hatte am 10. Oktober in Caracas die Aktualität der Frage der Wiedervereinigung
betonend gesagt: „[…] L’Angleterre et la France ont chaque fois répété que cette démarche du
peuple allemand ou cette aspiration, étaient naturellement légitimes. Mais elles ont toujours
ajouté que cela ne pouvait se passer que dans la paix. On pouvait considérer pendant long-
temps, j’espère que ce n’est plus le cas, que le problème de l’unification allemande était un cas
de guerre en Europe. Il faut que cela se passe pacifiquement, il faut que cela se passe démo-
cratiquement. […] Je pense que la construction de la Communauté européenne peut apporter
un élément de contribution, et même de réponse, à ce que deviendrait le problème allemand
en cas de réunification. […]“ Am 18. Oktober führte Mitterrand aus: „Vous avez parlé, vous,
de la réunification. C’est le mot que vous avez employé. J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer il
y a longtemps à ce sujet, à de multiples reprises. Je ne sais ce qu’il en deviendra. C’est dans la
logique même de l’histoire que d’imaginer que le peuple allemand ne sera pas éternellement
séparé de cette façon. Et quand je dis éternellement, ce n’est pas pour renvoyer à l’infini cette
éventualité que je ne peux situer dans le temps, mais qui de toute manière, s’inscrit dans les pré-
occupations contemporaines des responsables de la politique internationale et spécialement
de la politique européenne. On n’en est quand même pas là. Il faudrait supposer une consulta-
tion démocratique et l’accord des pays témoins, ceux que la dernière guerre dans le camps des
vainqueurs a désigné pour assurer à l’Allemagne, je dirais presque aux deux Allemagnes, les
appuis internationaux dont vous avez besoin.“
6 In einem Rundfunkinterview hatte Dumas am 8. Oktober auf die Frage der „Wiedervereini-
gung“ angesprochen erklärt: „D’aucuns parlent de réunification, ce n’est pas un langue que
j’emploie, vous le remarquerez. C’est un terme ambigu. Il faut d’abord que les conditions in-
ternes soient réunies, que les conditions internationales le soient aussi. Ce n’est tout de même
pas demain la veille. Il faut que les négociations sur le désarmement, qui progressant, avancent
encore plus vite. Il faut un certain nombre de conditions qui m’évitent aujourd’hui de me li-
vrer devant vous à de la politique-fiction.“ Weiters sagte er: „Aujourd’hui, que redoute-t-on?
L’inverse, c’est-à-dire le dérapage de l’Allemagne de l’Est vers l’Allemagne de l’Ouest avec
toutes ses conséquences, que je ne néglige pas, qui seraient un bouleversement dans l’ordre de
l’Europe et, par conséquent, une anticipation sur tout ce qui produira à terme, sans qu’il soit
facile de dire dans quel délai. Au milieu de tout cela, quelle est la solution, le bon sens? La Ré-
publique fédérale d’Allemagne est engagée avec nous et depuis longtemps, depuis 1954, dans
la construction de l’Europe occidentale, dans la Communauté économique européenne. Plus
on amarrera la République fédérale d’Allemagne à la Communauté économique européenne,
plus on facilitera l’émancipation des pays de l’Est et plus on approchera d’une solution qui per-
mettra, tout en étant originale, de répondre à cette préoccupation que vous avez appelée, que
je n’appelle pas comme cela, la réunification de l’Allemagne. C’est donc dans la Communauté
économique européenne que se trouve la solution au problème que vous soulevez.“
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Buch Österreich und die deutsche Frage 1987–1990 - Vom Honecker-Besuch in Bonn bis zur Einheit"
Österreich und die deutsche Frage 1987–1990
Vom Honecker-Besuch in Bonn bis zur Einheit
- Titel
- Österreich und die deutsche Frage 1987–1990
- Untertitel
- Vom Honecker-Besuch in Bonn bis zur Einheit
- Herausgeber
- Michael Gehler
- Maximilian Graf
- Verlag
- Vandenhoeck & Ruprecht Verlage
- Ort
- Göttingen
- Datum
- 2018
- Sprache
- deutsch
- Lizenz
- CC BY-ND 4.0
- ISBN
- 978-3-666-35587-5
- Abmessungen
- 15.5 x 23.2 cm
- Seiten
- 792
- Kategorien
- Geschichte Nach 1918
Inhaltsverzeichnis
- Einleitung: Österreich und die deutsche Frage 1945–1990 7
- I. Vorbemerkungen 7
- II. Ausgangsbedingungen und Vorgeschichte: Von der „doppelten Staatsgründung“ zur Perpetuierung deutscher Zweistaatlichkeit (1949–1987) 11
- 1. Die Entwicklung bis zum Entscheidungs- und Zäsurjahr 1955 11
- 2. Gescheiterte Vermittlungsversuche (1958–1963) 19
- 3. Die Entwicklung bis zum Grundlagenvertrag 1972 23
- 4. Österreich, die europäische Integration und die Anerkennung der DDR im Zeichen der Entspannung (1961–1972) 28
- 5. Das Verhältnis Österreichs zu den beiden deutschen Staaten bis zum Bonn-Besuch Honeckers (1972–1987) 32
- III. Österreich und die deutsche Frage 1987–1990 38
- 1. Österreich und die scheinbare Stabilität des SED-Regimes 38
- 2. Die Grenzöffnung im Kontext der Langzeitentwicklungen und ihre direkten Folgen 43
- 3. Österreichs Annäherungen an das gemeinschaftliche Europa, die Bundesrepublik und die deutsche Frage 50
- 4. „Mauerfall“ und „Wiedervereinigung“: Die Haltung Österreichs bis Ende 1989 63
- 5. Österreich und die deutsche Frage Anfang 1990 75
- 6. Der Einigungsprozess und seine internationale Durchsetzung aus österreichischer Sicht 86
- 7. Österreichs Abschied von der DDR 92
- 8. Österreich, die deutsche Einheit und der Weg nach Europa – Bilanz und Ausblick 95
- IV. Editorische Vorbemerkungen 99